Échos du 1er atelier biblique de carême du jeudi 21 mars

Pendant le carême, le service du Vicariat « Grandir dans la foi » propose des ateliers bibliques pour « Prendre goût à la Parole de Dieu ».

Répondant à cette offre, notre Unité Pastorale a mis sur pied deux soirées avec deux conférenciers différents.

La première soirée a eu lieu jeudi dernier et a été animée par Marie-Thérèse Hautier. Elle avait pour titre «Quand on se souvient d’où l’on vient pour ouvrir le futur. Le credo d’un peuple de migrants. »

Marie-Thérèse Hautier a d’abord balayé l’ensemble des lectures de l’Ancien Testament proposées pendant tout le carême : le livre du Deutéronome, 26, 4-10 le 1er dimanche, l’alliance avec Abraham en Genèse 15, 5-18 avec l’histoire a priori étrange des animaux partagés en deux à travers lesquels une torche enflammée passe, le 2ème dimanche, l’épisode du Buisson ardent (Exode 3, 1-15) du 3ème dimanche, l’arrivée du peuple de Dieu en terre promise avec Josué (Josué 5, 9-12) le 4ème dimanche, le retour d’exil en Isaïe 43, 16-21 le 5ème dimanche, puis le dernier dimanche le serviteur souffrant en Isaïe 50, 4-7.

Nous avons ainsi vu que les textes liturgiques du carême présentent un parcours à travers l’histoire du peuple de Dieu : on se souvient l’où l’on vient pour construire le futur.

Ensuite, nous avons décortiqué ensemble le texte du 1er dimanche, Deutéronome 26, 4-10 : après quelques bien indications bien utiles pour resituer le livre du Deutéronome dans la Bible (le dernier des 5 livres du Pentateuque – la Torah juive- charnière avant les livres historiques), Marie-Thérèse Hautier nous a fait travailler ! À nous de dire ce qui nous frappe dans ce texte : sujets qui passent du « tu » au « nous », verbes passant du passé composé au présent, correspondances avec d’autres textes bibliques ou moments liturgiques. Ce fut un atelier d’exégèse, tout simple, avec le souci de nous aider à trouver des clés pour entrer dans le texte et se l’approprier.

Enfin, dans une dernière étape, nous avons été invités à nous lancer dans la rédaction de notre propre credo. En effet, ce texte est une sorte de credo, rappel de tout ce que Dieu a fait pour son peuple. A nous donc, de rédiger ce que notre guide a appelé un « credo existentiel ». Ceux qui le souhaitaient étaient invités à le partager aux autres à haute voix : quelques personnes s’y sont risquées et ce fut un beau moment de créativité.

En résumé, le titre « d’atelier » n’est pas usurpé : bien sûr, il y a une partie d’enseignement –très utile- mais aussi une invitation à entrer vraiment dans un texte biblique, dans une démarche communautaire et créative pour nourrir sa foi par cet exercice.

Si vous avez raté cette première soirée, retenez bien la date du second atelier : le mardi 2 avril à 20h15 à la Chapelle Saint-Julien avec un autre bibliste, l’Abbé Armel Otabela. Si possible, apportez votre bible. Vous ne le regretterez pas !

Françoise Joris.